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Au-delà de la durée du VIE, il est important d’anticiper le retour du volontaire, et ce, avant même qu’il parte.

Entre complexité administrative, coûts élevés, ou encore difficultés logistiques, nombreuses sont les idées reçues concernant le Volontariat International en Entreprise (VIE). Dans cette marée d’informations plus ou moins véridiques, il faut distinguer le vrai du faux et lever le voile sur les doutes qui subsistent sur ce modèle qui a le vent en poupe auprès des salariés.

FAUX – Le VIE est compliqué à mettre en place

L’organisme en charge de la gestion et du suivi administratif des VIE, Business France, anciennement connu sous le nom d’Ubifrance, joue le rôle de facilitateur auprès des candidats et des entreprises qui souhaiteraient s’engager dans ce projet.

De son côté, l’entreprise prend en charge la rémunération de son salarié en étant exonérée de toute charge sociale en France. Elle couvre toutefois diverses dépenses telles que les frais forfaitaires de protection sociale, les frais de voyage et de transports, et éventuellement les dépenses opérationnelles liées au type de mission confiée (frais de fonctionnement du bureau, déplacements, visa, entres autres).

Pour avoir un ordre d’idée de ce que le VIE coûtera à l’entreprise, Business France a mis à disposition un outil de simulation permettant d’établir un devis.

Business France a créé la plateforme Civiweb, répertoriant toutes les offres en cours, aussi diverses que les secteurs d’activités qui recrutent. En créant simplement un profil, les candidats ont accès au job board, mis à jour quasi quotidiennement, pour trouver l’offre d’emploi dans le pays et pour la durée qu’ils souhaitent.

FAUX – Le VIE est exclusivement réservé aux grands groupes

Contrairement aux idées préconçues, une PME peut tout à fait proposer une offre de VIE. Elle peut par exemple en profiter pour commander une étude de marché dans un pays qui l’intéresse mais dans lequel elle n’est pas certaine de trouver une clientèle, ou directement pour y implanter une antenne. C’est une bonne solution à moindre coût pour jauger ses chances de développement à l’étranger.

FAUX – Il n’existe que des VIE à temps plein

De nombreuses entreprises sont réticentes à embaucher en VIE, notamment parce qu’elles n’ont pas besoin d’embaucher quelqu’un à plein temps dans le pays concerné. Mais il est possible de mutualiser un VIE : si deux sociétés souhaitent par exemple envoyer un candidat en Chine chacune à mi-temps, elles peuvent se partager le coût de la mission et le temps de travail du volontaire. Au final, tout repose sur une organisation clairement préétablie et une définition précise des missions.

FAUX – Le VIE coûte cher

Le contrat d’expatriation semble, à première vue, être un bon compromis. En réalité, l’expatriation s’avère souvent bien plus coûteuse qu’un VIE puisqu’il impose un salaire plus élevé avec des avantages (maison, voiture de fonction, entres autres), mais aussi des frais liés au déplacement de la famille : écoles, transports, etc. permettant à l’expatrié d’assumer les coûts de transport et le coût de la vie sur place, s’il venait à être plus élevé que dans son pays d’origine.  

Le contrat d’expatriation aura plus de valeur ajoutée pour l’entreprise dans le cadre d’une mission plus longue que la limite légale du VIE.

Par ailleurs, de plus en plus d’entreprises ont recours au contrat local pour embaucher les jeunes talents français à l’étranger. Ces contrats offrent des avantages financiers non négligeables à l’entreprise, mais restent moins privilégiés par les salariés, notamment en raison des clauses juridiques qui les soumettent au droit local et leur offrent moins d’avantages qu’un VIE.

VRAI – Le VIE est valorisant

Le VIE peut apporter une véritable valeur ajoutée au candidat comme à l’entreprise.

D’une part, le candidat bénéficie d’une expérience enrichissante à l’étranger, et peut ainsi rapidement développer ses compétences interculturelles. D’autre part, l’entreprise, à travers cette proposition de contrat, développe sa marque employeur en proposant un avantage compétitif par rapport à ses concurrents. Il peut s’agir d’un véritable argument de choix d’entreprise pour la génération Y, souvent en quête de mobilité . En plus de servir de vitrine, c’est aussi un moyen de former de nouveaux collaborateurs bilingues et de leur permettre d’évoluer au sein d’une culture différente, en dehors de leur zone de confort.

Pour pouvoir postuler à un VIE, le candidat doit s’inscrire avant ses 28 ans, et peut partir jusqu’à la veille de son 29ème anniversaire.

 

FAUX – Le VIE ne permet pas de retenir les collaborateurs

Le VIE dure minimum 6 mois et maximum 2 ans. Mais au-delà de cette durée, il est important d’anticiper le retour du volontaire, et ce, avant même qu’il parte. Un candidat qui accepte de partir ainsi à l’étranger souhaitera non seulement savoir quelle sera la nature précise de sa mission, mais aussi quelles sont les opportunités à la suite de son VIE. L’entreprise a trois options :

  1. renouveler le VIE sur place s’il n’a pas atteint sa durée maximale
  2. intégrer le volontaire à son retour en France
  3. lui proposer un autre VIE dans un autre pays.

Pour que tout se déroule dans des conditions optimales, il est essentiel pour l’entreprise de communiquer avec le volontaire dès les premiers échanges, afin que chacun connaisse ses engagements respectifs.

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