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L’open space, un coupable presque parfait

Pour ou contre l’open space ? Le débat est ailleurs.

Froid, stressant, peu propice à la concentration, trop bruyant… L’open space est devenu le symbole du mal-être au travail.

Pas un mois ne passe sans qu’un article ne dénonce l’enfer des bureaux ouverts : « Open space, open stress », « Les open space altèrent notre concentration », ils « cloisonnent mentalement les salariés », sont « l’arnaque du XXème siècle »… Pourtant, faire de l’open space l’éternel bouc-émissaire est un raccourci dangereux. Il est grand temps de dépasser le clivage « avec ou sans cloison », pour proposer de nouvelles façons de travailler.

 

Non, ce n’était pas mieux avant

L’open space n’est pas une solution en soi : les salariés s’en plaignent et les subissent, c’est une réalité. Faut-il pour autant revenir au bureau fermé pour tous, comme beaucoup le préconisent ? Rien n’est moins sûr. 

Remontons le cours du temps, quand les bureaux fermés étaient la norme. A cet instant, il est probable que vous soyez en train de visualiser le bureau de Don Draper, dans la série Mad Men. Moquette, lambris et verres à whisky… Dans ces conditions, revenir en arrière est une idée tentante. Mais une fausse bonne solution en réalité. 

Si les bureaux individuels fermés ont perdu du terrain, c’est évidemment d’abord pour des raisons économiques (le plateau ouvert permet de mieux rentabiliser les mètres carrés). Mais pas seulement. Des paramètres organisationnels pesaient aussi dans la balance. Car le bureau fermé n’avait pas que des avantages : il tendait à freiner la communication entre équipes et la transversalité dans l’entreprise. Les employés travaillaient principalement seuls, les objectifs étaient individuels, et l’interaction entre collaborateurs limitée.

Les espaces ouverts, à l’inverse, favorisent un travail plus collaboratif. Or l’innovation se nourrit de cette émulation : elle surgit de l’échange, du fourmillement et de la confrontation d’idées. A l’heure où les entreprises cherchent à produire de l’innovation, il ne s’agit donc pas de renoncer à l’open space, mais plutôt de lui redonner sa juste place.

 

Plus que l’espace, transformer le management

Aujourd’hui, moins d’un quart des actifs jugent leur lieu de travail tout à fait adapté à leurs besoins, selon le baromètre Actineo de 2019. Dans un monde où l’on peut travailler de n’importe où pour peu qu’on ait une connexion wifi, l’environnement de travail ne peut plus se contenter d’être un monolithe : il doit s’adapter aux besoins des collaborateurs et de leurs équipes.

Chez ConvictionsRH, nous sommes persuadés qu’il faut leur laisser le choix des conditions de travail, en fonction de leurs besoins. Cela implique de prendre en compte la diversité des individus et des tâches à accomplir. Concrètement, un collaborateur qui remplit ses objectifs, doit pouvoir choisir de travailler depuis le lieu le plus adapté à sa mission : de chez lui, dans un bureau disponible dans son entreprise, un espace de réunion, une salle de coworking… On peut ainsi identifier trois environnements pertinents : 

  • des espaces ouverts pour échanger et favoriser l’innovation. Ces bureaux ouverts constituent le cœur du lien social, ils permettent les indispensables temps d’échange, d’apprentissage et de transversalité. 
  • des espaces de concentration pour produire. Des lieux calmes dans lesquels il est interdit de téléphoner ou de s’interpeller. Cela peut-être la possibilité de travailler à distance ou une bibliothèque d’entreprise.
  • des espaces de repli pour répondre aux besoins d’intimité. Des bulles pour s’isoler ponctuellement et passer des appels téléphoniques par exemple.

Cette nouvelle façon de travailler « par activité » est souvent accompagnée par la mise en place du « flex office » où les collaborateurs ne disposent plus de poste de travail dédié.  En réalité il s’agit ici d’une dénomination qui reflète une multitude de pratiques, plus ou moins heureuses. Mais elle a le mérite d’amorcer la réflexion sur la nécessité d’une transformation managériale. Car avant la question de l’espace, c’est – à un niveau plus profond – celle de l’organisation et du management qui doit être posée. Avec à la clé, un changement de paradigme : ne plus raisonner en temps de présence sur un poste de travail fixe, mais en terme d’objectifs. Ce qui implique, en retour, de savoir correctement définir ces objectifs et les accompagner. 

 

Un management fondé sur la confiance et l’autonomie des collaborateurs, deux valeurs essentielles pour attirer les talents et les retenir. Le rapport au travail évolue, les entreprises doivent évoluer avec lui. Elles ne sont donc pas prêtes de remonter les murs… mais elles doivent apprendre à mieux les ouvrir. 

 

Entre impératifs financiers, contraintes d’espace, besoin d’efficacité et de rétention des talents, les dirigeants doivent inventer de meilleures façons de travailler. Chez ConvictionsRH nous savons que c’est un défi de taille, c’est pourquoi nous vous accompagnons au quotidien dans vos projets de transformation et d’aménagements. Découvrez nos offres. 

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